N°371 - 2 juin 2026

Sciences Po x Luciole, 10 ans déjà

Sur le banc de l’école

Sciences Po est une institution que l’on raconte souvent par ses grands noms, son histoire,
son prestige, sa place singulière dans le débat public et la formation des générations qui s’y succèdent. Mais une école se raconte aussi par ses lieux.

À Sciences Po, il y a bien sûr La Péniche au sein du hall, ce banc immobilier en béton et en bois qui, depuis 1934, est un incontournable point de rendez-vous qui accueille les retrouvailles rapides,
les discussions à mi-voix, les cafés pris trop vite ou les départs vers un cours ou une conférence.

Il y a évidemment l’amphithéâtre Boutmy, avec ce que ce type de lieu produit immédiatement :
une solennité, une écoute, un silence complice et parfois un peu de brouhaha ou une séquence improvisée au geste plus politique. Pour une remise de diplôme, le décor compte. Non pas parce qu’il faudrait « mettre en scène » l’émotion, mais parce que certains lieux savent la recevoir.

Et puis il y a ce nom : La Diplo. Un nom qui a tenu, qui s’est installé. Qui appartient désormais à la culture de l’école. En tant qu’agence de design de communication, nous sommes sensibles à cela : lorsqu’un nom cesse d’être un intitulé pour devenir un usage, lorsqu’il circule naturellement, lorsqu’il est repris sans effort, c’est qu’il a trouvé sa place.

On est en première année

Notre histoire avec La Diplo commence en 2016 (il y a déjà dix ans !). Nous ne le savions pas encore, mais cette première collaboration allait ouvrir une relation longue, fidèle, attentive.

Pour cette première édition, nous avons eu le plaisir de penser tout l’événement : identité, organisation, motion vidéo, présentation des lauréats, photocall, invitations print, save the date, jusqu’au choix de la musique ! Un travail rigoureux, où créativité et agilité vont de pair.

On sait découper

En 2018, l’invitation jouait avec ce que le print permet de plus simple et de plus beau : la matière,
la découpe, l’ombre portée, le geste de dévoilement. 

Le rouge Sciences Po devenait presque architectural. Les lettres de La Diplo, évidées dans la couverture, laissaient apparaître l’invitation intérieure par fragments. Il fallait regarder un peu mieux, ouvrir, faire glisser, découvrir.

Très lisible, mais avec ce petit supplément de fabrication qui change tout, cette invitation était sobre, mais pas sage. 

On sait être transparents

Pour l’édition 2019, nous avons imaginé une invitation toute en transparence, imprimée sur un support rigide, léger et lumineux. Un objet à la fois très simple et très singulier, qui attrape la lumière, laisse passer le décor, se révèle différemment selon l’endroit où il est posé.

Il y avait dans ce choix quelque chose d’assez juste pour La Diplo : une invitation qui ne cherche pas à tout dire, mais le fait très bien. Une plaque claire, presque précieuse, où le rouge Sciences Po vient inscrire l’essentiel avec netteté.

C’est aussi cela, le design print : accepter qu’un support ne soit pas seulement un rectangle imprimé, mais une matière, une épaisseur, un reflet, une manière d’exister dans la main.

On sait mettre notre grain

En 2021, La Diplo s’est tenue dans un contexte encore très particulier. 
La cérémonie se déroulait à distance, avec cette étrange nécessité de célébrer sans vraiment se retrouver.

Nous avons alors travaillé une invitation sur papier ensemencé. Un papier vivant, au sens propre,
qui pouvait se planter après l’événement. Le diplôme comme passage, l’invitation comme promesse avec cette idée que la graine puisse donner à voir un avenir plus grand.

Le geste nous plaisait pour sa simplicité. Il ne cherchait pas à compenser l’absence du présentiel par un effet spectaculaire. Il proposait autre chose : un objet doux, sobre, presque fragile,
qui prolongeait la cérémonie dans le temps.

Après l’écran, après la connexion, après la soirée suivie à distance, il restait cette possibilité très concrète : mettre le papier en terre et attendre. Une manière discrète de dire qu’une fin de formation est aussi, pour les diplômés de La Diplo, une opportunité de grandir.

On sait l’ouvrir

En 2022, La Diplo retrouvait une forme plus tangible, après les années bousculées par la distance. Nous avons donc eu envie de travailler autour d’un objet simple, presque cérémoniel : l’enveloppe.

Une enveloppe, c’est déjà une promesse. Quelque chose arrive. Quelque chose nous est adressé. Quelque chose s’ouvre. Pour La Diplo, ce geste avait une résonance particulière : il racontait l’attente, l’annonce, le passage d’un statut à un autre.

L’invitation jouait sur un papier clair, légèrement texturé, fermé par un sticker rouge. Un signe sobre, net, très Sciences Po, qui venait sceller l’objet comme on marque une étape, avec au cœur le dessin de cette fameuse cour que tant de grands hommes et femmes ont « traversée ».

Et pour cette année ?

Une décennie plus tard, nous prenons toujours le même soin à concevoir les invitations de La Diplo. Pour l’édition 2026, l’invitation prend des allures de billet, de sésame, de morceau de cérémonie à détacher. Le rouge est franc, le format direct, la composition volontairement très lisible.

On y retrouve ce que l’on aime dans les objets bien pensés : une efficacité immédiate, mais aussi un détail qui change tout. Le bord perforé, le pli, l’enveloppe, cette petite mécanique d’ouverture qui transforme l’invitation en geste.

Elle annonce l’événement, bien sûr. Mais elle le fait déjà commencer. On tire, on ouvre, on découvre. Le support devient une première expérience, presque une répétition miniature de ce qui va se jouer le soir même : franchir un seuil, entrer dans un moment, garder une trace.

Et pour vous ?

Nous sommes fiers d’accompagner Sciences Po sur ce projet depuis dix ans. Fiers de cette confiance renouvelée, de cette exigence partagée autour d’un objet que l’on pourrait croire modeste, mais qui accompagne en réalité un moment décisif dans la vie de plus de 186 000 leaders, décideurs et managers depuis 50 ans.

À l’agence, nous aimons rappeler que la durée moyenne de collaboration avec nos clients est de 9 ans. C’est un très bon KPI, bien sûr. Mais au fond, ce que ce chiffre raconte surtout, c’est notre goût pour les relations qui s’installent, les projets que l’on affine, les clients que l’on apprend à connaître, les signes que l’on dessine mieux parce qu’ils s’inscrivent dans le temps.

Et si vous avez, vous aussi, un événement à faire exister, à annoncer, à incarner ou à faire durer, nous serons heureux de lui donner la forme qu’il mérite.

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